lundi 19 décembre 2016

SAMARCANDE

SAMARCANDE


Le soir saisit sa part d'ombre sur le monde
Le sable s'allume, la roche se consume
Sous sa gangue brûlante, s'endort Samarcande
Mes yeux ne sont plus que brume
Je n'entends plus les dunes qui fondent, lentes, lentes...
Nègre d'Abyssinie, marchand de Byzance
Repose ton âme, apaise ton errance
Nos fruits sont tendres et mûrs, nos sources t'attendent
Viens t'asseoir auprès de moi
Ravive ma mémoire, si lente, lente

Des berges de l'Indus aux flancs de Grenade
L'orange et l'humus ont parfumé nos rues
La brise pèlerine souffle à Samarcande
Mes yeux ne sont plus que brume
Je n'entends plus les dunes qui fondent, lentes, lentes...
Béni le voyageur qui a su entendre
les paroles d'or, la poudre des légendes
les mots qui se libèrent des pierres qui se fendent
Viens t'étendre auprès de moi
ravive ma mémoire, si lente, lente

Tableau de Franz Roubaud
Le soir saisit sa part d'ombre sur le monde
le sable s'allume, la roche se consume
Sous sa gangue brûlante, s'endort Samarcande
Mes yeux ne sont plus que brume
Je n'entends plus les dunes qui fondent, lentes, lentes...
Les hommes fatigués n'ont pas su défendre...
Des jardins des princes il ne reste que cendres
Ils ont tout oublié pour une apparence
Reste encore auprès de moi
Ravive ma mémoire, si lente, lente

Le vent... Samarcande

L'ambre... Samarcande

Les dunes... Samarcande


Paul Madec©

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